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Le casse-tête de l'employabilité en Afrique

lematin.ma | 11 Octobre 2017
Actualité Maroc | AmalJOB

«Bien que les économies des pays de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient (MENA) fonctionnent différemment, il est constaté qu'elles ont de nos jours de nombreux caractéristiques et problèmes en commun. Le taux élevé de chômage chez les jeunes et les femmes et les conséquences qui en résultent sont au cœur des défis auxquels ces pays sont confrontés». C'est ce qui ressort de la présentation de Mme Vera Songwe, secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA), à l’ouverture des travaux de la 32e réunion du Comité intergouvernemental d’experts (CIE) organisé du 3 au 6 octobre à Rabat sur le thème «Emploi des jeunes et développement durable en Afrique du Nord». Mme Songwe a, par ailleurs, affirmé que le chômage des jeunes ayant un niveau scolaire tertiaire (ou post-secondaire) dans les pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) est parmi les plus élevés au monde avec un taux moyen qui tourne autour de 18  à 20%. La région enregistre, également, le taux de participation au marché de l’emploi le plus faible (43.1%) comparé à la moyenne mondiale (54.8%) et aux autres régions, telles que les pays de l’OCDE (60%), ou l’Afrique subsaharienne (65.4%). L’experte a exposé les différentes problématiques dont fait face la région de l’Afrique du Nord, notamment le Maroc où le taux de chômage est passé, entre le premier trimestre de 2016 et celui de 2017, de 10,4% à 10,7%. «Les taux de chômage les plus élevés sont enregistrés parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (25,5%)». 

Cette situation, qui ne cesse de s'aggraver, s'explique selon Mme Songwe, par un certain nombre de facteurs liés notamment à l’inadéquation entre le système de formation et les besoins du marché du travail ; l’insuffisance de structures économiques assez diversifiées permettant d’augmenter la valeur ajoutée crée au niveau national et offrant ainsi davantage de perspectives pour l’emploi. Et surtout le manque d’intégration régionale aussi bien au niveau du processus de production pour augmenter la productivité que la création d’un réel marché commun.

Des efforts importants ont été fournis

Toutefois, il faut reconnaître que des efforts ont été effectués pour réduire les effets du  chômage des jeunes dans la région. Au Maroc par exemple, des programmes actifs d'emploi ont été mis en œuvre par le ministère de l'Emploi et des affaires sociales, notamment la Stratégie nationale pour l'emploi 2015-2020, a rappelé Mohamed Yatim, ministre du Travail et de l'insertion professionnelle, qui a participé à cette rencontre de haut niveau. Son objectif principal est de réunir les conditions permettant la création d’emplois suffisants en nombre et satisfaisants en qualité pour répondre aux attentes de la jeunesse et corriger les inégalités entre les sexes et les disparités territoriales en matière d'emploi. La promotion de l'emploi productif, la valorisation du  capital humain et la bonne gouvernance du marché du travail constituent les principaux leviers pour assurer des conditions de vie décentes aux  populations vulnérables et lutter durablement contre la pauvreté et la précarité. 

Le département de l’emploi ambitionne, selon les dires du responsable gouvernemental, de réduire le taux de chômage à 4,5% et de créer annuellement 200.000 postes d’emploi avec l’amendement des lois et leur mise en conformité. La réalisation de cet objectif suppose l’implication et l’engagement de toutes les parties prenantes, fait savoir M. Yatim. 

Au niveau régional, le Secrétaire général de l'Union du Maghreb arabe (UMA), Taïeb Baccouche, a rassuré que «L’UMA a inscrit la thématique de l’Emploi parmi ses priorités et travaille sur une stratégie commune dans ce domaine tant les problèmes auxquels font face les jeunes maghrébins sont semblables». toutefois, «On ne peut ne pas compter uniquement sur l’État. Il faut que les États créent les conditions appropriées pour que le secteur privé aussi bien national qu’étranger investisse», recommande-t-il. Et d’ajouter que la meilleure solution pour dynamiser les économies de l’Afrique du Nord et engendrer davantage d’investissements productif et par conséquent davantage d’emplois reste l’intégration régionale. Celle-ci permettra d’avoir un marché de plus de 100 millions de consommateurs.

Des propositions d'amélioration ont été émises

Cette rencontre ne tire pas seulement la sonnette d'alarme, elle offre également des pistes d’évolution pour l'avenir. Outre la mise en place d’un mécanisme de coordination des actions menées en faveur de l’emploi des jeunes pour optimiser l’impact des initiatives et programmes menés par les différents partenaires au développement, les experts ont encouragé la mise en place, en collaboration avec l’OIT et la BAD, d’outils de partage et de diffusion des bonnes pratiques existantes en Afrique du Nord en matière de création et de promotion de l’emploi des jeunes. 

Force est de constater que «la problématique du chômage des jeunes est un défi partagé par tous les pays de l’Afrique du Nord. Nous sommes convaincus qu’une coopération inter-Etats, sous l’égide de l’UMA et des autres Communautés économiques régionales, ainsi  que le partage de bonnes pratiques, permettra de renforcer les dispositifs en place pour créer de nouvelles opportunités et identifier des solutions innovantes pour faire face à ce défi», a déclaré Mme Lilia  Hachem  Naas, Directrice du  Bureau de la CEA en Afrique du  Nord. Par ailleurs, elle a insisté sur la nécessité d’impliquer toutes les parties prenantes dans ce processus, y compris les jeunes eux-mêmes.  

Ces mesures vont permettre aux jeunes Africains d'avoir un meilleur accès à des informations précieuses et des opportunités de prendre des décisions éclairées en matière d'emploi. Par ailleurs, la collection et l'analyse des données sont primordiales pour veiller à ce que les interventions et les politiques soient fondées sur des 

preuves et répondent à des situations sur le terrain. Ce travail sera intégré dans les travaux de la CEA à l’échelle continentale dans le cadre de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique, prévue en 2018.  Notons que le Bureau de la CEA en Afrique du Nord tiendra plusieurs autres activités dans la région, dont le Forum nord-africain pour le développement et le Colloque international de Rabat du 21 au 25 novembre et la Réunion Mécanisme de coordination sous-régionale (SRCM) de l’Afrique du Nord, qui effectuera un bilan d’étape à propos du soutien du  système des Nations unies à l’Union du Maghreb arabe qui aura lieu en décembre, soulignent les organisateurs.

Déclarations : 

Mohamed Yatim, ministre du Travail et de l’insertion professionnelle 

«Tout le monde est convaincu de l’importance du sujet traité aujourd’hui sur l’emploi qui est l’un des axes prioritaires pour parvenir à favoriser l'intégration sociale et la stabilité politique. Aujourd’hui, les difficultés liées à l’intégration socioéconomique des jeunes et des femmes ont un impact sur le développement, que ce soit au niveau du continent ou au niveau mondial. L'emploi des jeunes suppose l'implication et l'engagement des différents secteurs gouvernementaux, des acteurs économiques et des syndicats.»

Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA)

«Une attention particulière doit être accordée au rôle déterminant de la statistique et le besoin pour nos pays de disposer de données de référence de qualité et actualisées pour la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de toutes ces politiques sectorielles. Un projet de coopération avec le Royaume du Maroc pour 

l’organisation en 2019 d’une conférence continentale sur les statistiques et le développement qui nous permettra de renforcer les systèmes statistiques de nos pays est en cours d’élaboration.»

Taïeb Baccouche, Secrétaire général de l'Union du Maghreb arabe

«L’UMA et le Bureau de la CEA pour l’Afrique du Nord ont lancé le processus d’élaboration du rapport sur la mise en œuvre des objectifs de développement durable dans les pays du Maghreb. Le rapport a pour but d’établir un état des lieux des progrès accomplis, des défis et des bonnes pratiques au niveau des pays et à l’échelle régionale. Le rapport sera présenté et discuté lors d’une réunion sous-régionale de dialogue prévue pour février 2018 et constituera une contribution à la réunion du forum régional africain sur le développement durable de 2018.»

Lilia Hachem Naas, Directrice du Bureau de la CEA en Afrique du Nord

«La problématique du chômage des jeunes est un défi partagé par tous les pays de l’Afrique du Nord. Nous sommes convaincus qu’une coopération inter-États sous l’égide de l’UMA et des autres Communautés économiques régionales, ainsi que le partage de bonnes pratiques, permettra de renforcer les dispositifs en place pour créer de nouvelles opportunités et identifier des solutions innovantes pour faire face à ce défi.»

Omar Ismael Abdourahman, Économiste principal, CEA coordinateur de la réunion

«L’emploi des jeunes est une des priorités puisque ces dernières années nous avons constaté que les pays de la sous-région ont connu un taux de croissance économique très acceptable. Malheureusement, ces taux n’ont pas été traduits par des créations massives de l’emploi. Nous sommes réunis aujourd’hui pour tracer les grandes lignes des défis mais aussi les actions et les recommandations pour remédier à cette situation.»



D’autres pistes évoquées pour faire évoluer la situation

Les experts encouragent aussi les États de l’Afrique du Nord à : • Tirer profit des Technologies de l'Information et de la Communication. Les TIC transforment rapidement nos vies, notre façon de faire des affaires, d'accéder aux informations et services, et stimulent l'économie mondiale. • Explorer les investissements prévus dans quatre grands secteurs de l'économie verte. • Encourager l'entrepreneuriat estimant qu'elle entraînerait l'innovation et la créativité. • Encourager l’apprentissage tout au long de la vie. • Lutter contre l’analphabétisme. •?Consacrer une grande importance à la question du genre. 

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