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Formation professionnelle, la piste ratée

leconomiste.com | 07 Mars 2018


Actualité Maroc | AmalJOB

De 2002 à aujourd’hui, l’OFPPT, principal opérateur de formation professionnelle au Maroc, a largement développé sa capacité d’accueil et son réseau d’établissements. Mais force est de constater que les efforts ont surtout été quantitatifs. Sur le plan de la qualité, l’offre reste en deçà des attentes. La Cour des comptes l’a bien relevé dans son rapport 2015

Le quart des lauréats de la formation professionnelle est au chômage, contre 16% de ceux de l’enseignement général. Par ailleurs, 33% occupent des emplois sous-qualifiés, contre 11% chez ceux de l’enseignement général. Ces chiffres, récemment dévoilés par le HCP, en ont choqué plus d’un. Ils montrent surtout les limites du modèle actuel.

L’économie marocaine est, certes, faiblement créatrice d’emploi. Mais c’est au niveau des profils opérationnels que se trouve le plus gros des besoins des entreprises. Constater un taux de chômage supérieur de 2,5 fois à la moyenne nationale auprès de cette catégorie est pour le moins incompréhensible. Le Maroc a réalisé des progrès en matière d’effectifs formés.

L’OFPPT, principal opérateur de la formation professionnelle au Maroc (près de 90% du dispositif) a diplômé environ 1,5 million de jeunes depuis 2002. Toutefois, les efforts consentis ont été concentrés sur la quantité au détriment de la qualité. Dans de nombreuses branches, les programmes datent des années 90. Le matériel utilisé, pour sa part, est désuet, de l’aveu de formateurs et partenaires de l’Office.

Par ailleurs, hormis quelques exceptions (automobile, aéronautique, BTP…), les cursus sont montés sans concertation avec le monde économique. La formation alternée, qui a fait ses preuves dans les économies les plus développées, est à peine effleurée. Moins du tiers des jeunes stagiaires de la formation professionnelle sont formés en milieu du travail, en alternance entre leurs centres et des entreprises.

A leur sortie sur le marché du travail, les jeunes se retrouvent complètement déphasés par rapport aux réalités du terrain. Dans son rapport 2015, la Cour des comptes avait justement relevé cette déconnexion de la formation professionnelle avec le marché de l’emploi.

La stratégie 2021 du secteur ambitionne de porter la part de la formation alternée à au moins 50%, contre 29% en 2014-2015. Cependant, il faudra réussir à impliquer les entreprises, et à les pousser à ouvrir leurs portes aux jeunes stagiaires. Aujourd’hui, contrairement à d’autres pays, rien n’oblige les sociétés à accueillir des apprentis. Des incitations et formations pour les tuteurs de stagiaires sont prévues par la stratégie. Il n’y a, cependant, pas encore de concret.

Pour rappel, la feuille de route 2021 ambitionne d’assurer la formation (initiale et continue) de 10 millions de citoyens, pour un coût d’environ 66 milliards de DH.


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