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Etats-Unis : derrière le plein-emploi, une toute autre réalité

lesechos.fr | 03 Octobre 2018


Actualité Maroc | AmalJOB

LE CERCLE/ECLAIRAGE - Le taux de chômage aux Etats-Unis est inférieur à 4 %. Derrière ce chiffre, synonyme de plein emploi, se cache une baisse significative du nombre d'Américains qui travaillent vraiment ou recherchent activement un emploi.

Sur le papier, tout va bien sur le front de l'emploi aux Etats-Unis.Actuellement de 3,9 %, le taux de chômage devrait continuer à baisser pour s’établir à 3,7 % d’ici la fin 2018 et même à 3,5 % fin 2019, dans le sillage d’une croissance économique toujours supérieure à son potentiel.

Il existe toutefois un certain nombre de variables sous-tendant le taux de chômage officiel, qui dépendent à la fois de l’offre et de la demande de main-d'oeuvre. L’un des principaux indicateurs est le taux de participation à la population active, qui mesure la part de la population en âge de travailler qui travaille vraiment ou qui recherche activement un emploi.

Fait intéressant, le taux de participation américain a sensiblement diminué depuis la crise financière, passant de 65 % en 2007 à 62 % en 2017, selon l'Organisation internationale du travail. Cette diminution a contribué à la baisse du taux de chômage dans la mesure où les personnes sans emploi ont de facto quitté le marché du travail. Si ce taux était resté stable sur la période 2007-2017, le taux de chômage aux Etats-Unis serait aujourd'hui proche de 8 % (en faisant l’hypothèse d’une croissance de l’emploi inchangée). Avec un tel scénario, nous verrions le marché américain de l’emploi sous un tout autre angle.

Forces cycliques ?

Les raisons qui ont poussé de si nombreux américains à quitter le marché du travail suscitent un vif débat. Les forces cycliques sont l’un des facteurs évoqués. En effet, l’ampleur même de la crise financière et la reprise inhabituellement atone qui a suivi ont probablement contraint les Américains sans emploi à rester à l’écart du marché du travail.

Si l’on inclut les Américains de la catégorie «marginally attached», c’est-à-dire les personnes ne recherchant pas d’emploi mais qui souhaiteraient en trouver un, le taux de chômage atteint 4,7 %. La Fed (dont le rôle est de contribuer au plein-emploi et à la stabilité des prix, en fonction de l’évolution anticipée des salaires) devra donc se poser la question suivante : une croissance suffisamment solide peut-elle permettre à ces travailleurs de réintégrer l’économie ? Dans l’affirmative, l’économie pourra croître davantage sans générer de pressions inflationnistes et permettra de relever les taux d’intérêt plus progressivement.

Vieillissement et automatisation

Cependant, la baisse du taux de participation est probablement dû en grande partie à des forces structurelles, notamment l’incidence du vieillissement de la main-d'oeuvre. Le nombre de travailleurs de 55 ans et plus va continuer à augmenter dans la population et, à moins d’une augmentation prononcée de leur taux de participation, cette tendance finira par faire baisser le taux de participation global sur le long terme. Dans ses dernières prévisions, le Bureau of labor statistics (BLS) a d’ailleurs prévu une baisse probable du taux de participation global, qui pourrait passer sous les 58 % d’ici le milieu du siècle.

D’autres forces sont susceptibles de laisser les Américains, même les personnes en âge de travailler, en dehors du marché du travail. Le phénomène d’automatisation a probablement renforcé les inadéquations au niveau des compétences en réduisant la demande de main d'oeuvre peu qualifiée au sein de l’économie.

Incarcération et addiction aux opioïdes

D’autres explications sont possibles, notamment l’augmentation du taux d’incarcération ou encore une dépendance accrue aux assurances invalidité et l’addiction aux opioïdes. Certaines recherches de l’OCDE ont identifié une corrélation claire entre la consommation d’opioïdes et les taux de participation, corroborant les recherches de l’économiste Alan Krueger qui a montré que près d’un cinquième des hommes en âge de travailler ne participant pas au marché du travail prenaient régulièrement des analgésiques opioïdes.

> Lire aussi : La crise des opioïdes, un défi pour le marché du travail américain

La Fed peut difficilement avoir une incidence sur cette baisse structurelle de la participation. Toutefois, le gouvernement a à sa disposition diverses solutions pour essayer de mettre un terme à cette baisse. Il peut par exemple augmenter ses dépenses d’éducation et de formation et prendre des mesures énergiques permettant aux gens de retrouver un emploi, adopter des politiques familiales visant à accroitre le taux de participation des femmes et prendre des initiatives concrètes pour résoudre le problème de l’addiction aux opioïdes. Autre solution possible, doper l’offre d’emplois en ouvrant davantage les frontières aux immigrés, même si les décisions politiques récentes vont plutôt à l’encontre de cette option.

James McCann est économiste chez Aberdeen Standard Investments.


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