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En 2019, je change de job!

L'Echo.be | 02 Janvier 2019


Actualité Maroc | AmalJOB

Démotivé, dégoûté, en perte de sens, sous pression… ou juste à la recherche d’un nouveau challenge? Voici un aperçu des profils les plus recherchés sur le marché du travail actuellement. Et les conseils d’experts pour postuler efficacement et, qui sait, peut-être décrocher le job de vos rêves.

A l’approche de la nouvelle année, beaucoup de Belges ont tendance à prendre de bonnes résolutions, dont celle de changer d’emploi. Ce que confirment des chiffres de LinkedIn: le premier mois de l’année est celui qui enregistre le plus de changements par rapport aux autres mois. En janvier 2018, trois fois plus de membres LinkedIn ont indiqué avoir changé de poste ou d’entreprises.

C’est votre cas? Alors peu importent les raisons qui vous poussent au changement, prenez d’abord le temps de réfléchir à ce que vous aimez et n’aimez pas faire avant de vous lancer dans une nouvelle carrière, selon les conseils du cabinet de recrutement Hays. "Essayez de trouver des postes liés à vos passions et si rien ne vous vient à l’esprit, alors faites des recherches, explorez les sites d’offres d’emploi, allez voir ce qui se passe sur les réseaux sociaux ou parlez avec un recruteur pour vous faire une idée de ce que vous pourriez réaliser dans votre nouvelle carrière."

Prêt à mettre en œuvre votre bonne résolution 2019? Voici quelques pistes et conseils pour vous y aider.

1. Profils recherchés

De manière traditionnelle, les profils qui restent majoritairement demandés sont les ingénieurs, les fonctions commerciales (account manager, key account manager, sales manager, etc.) ou encore les fonctions informatiques (web developer, etc.)et médicales (médecin du travail, infirmiers, etc.), selon les constatations de Philippe Meysman, Chief Operations Officer chez Hudson.

Pour Nathalie Mazy, Country Manager chez Mercuri Urval, il faut y ajouter aussi les directeurs financiers. "En Flandre, il est même question de pénurie pour ce profil." La spécialiste RH note également la difficulté de trouver des personnes ayant des compétences élevées, par exemple dans la représentation et la communication, combinées à du trilinguisme.

Même son de cloche pour Iris Houtaar, Associate Business Director chez Robert Half. "Dans le monde du travail spécialisé, en général, les langues restent l’un des atouts majeurs. Sinon, les profils très recherchés sont ceux venant du monde de l’audit financier et qui veulent faire un pas vers le monde de la finance (financial controller, business controller), ainsi que les personnes ayant des capacités de communications importantes."

Du côté des nouvelles tendances, Philippe Meysman pointe les fonctions liées à la nouvelle réglementation sur la protection de la vie privée(data process officer, avocats spécialisés, etc.), à l’économie verte (gestion des déchets, production et distribution d’énergie verte, etc.) et au digital (chief digital manager, community manager, data analysts, etc.).

Gilles Klass, expert en ressources humaines va dans le même sens à propos de la montée en puissance de toutes les fonctions digitales et liées, entre autres, à l’e-commerce. "C’est un raz-de-marée incroyable! Les entreprises recherchent des gens par milliers et sont tellement désespérées qu’elles sont même prêtes à payer des formations. Ceux qui décrochent des postes dans le digital gagnent en moyenne 10 à 15% de plus que leurs contemporains qui occupent d’autres fonctions. Il ne faut pas perdre de vue que tout devient digital actuellement, d’où la montée en puissance des écoles de codage."

Enfin, Lorraine le Pomellec, Associate Director chez Michael Page, met en avant l’émergence du management de changement comme nouvelle tendance lourde. "Peu importent les domaines et les secteurs, les entreprises doivent changer leur manière de faire. Pour prendre l’exemple du secteur bancaire, il est complètement en train de se digitaliser. Dans le cas du retail, il faut opérer des réorganisations en interne pour optimaliser les processus d’achat. Même au niveau des ressources humaines, le métier change. Ceux qui occupent de telles fonctions doivent travailler de plus en plus en concertation avec les syndicats pour faire évoluer l’équilibre vie privée-vie professionnelle des employés."

Elle précise néanmoins que le marché aura toujours besoin de profils techniques avec une valeur ajoutée comme des business analysts, des project marketing managers, des HR analysts ou encore des fonctions spécialisées en risk management et RGPD.

2. Canaux de recherche

Ils sont aujourd’hui plus nombreux que jamais, explique Philippe Meysman d’Hudson. Il y a les annonces dans la presse, sur les réseaux sociaux ou sur les sites d’emploi. À ce propos, la plateforme en ligneIndeed permet de limiter les recherches car elle regroupe toutes les offres des sites d’emploi et de LinkedIn. "C’est le Google de la recherche de job, explique Nathalie Mazy, de Mercuri Urval. Cette plateforme se met au service du candidat et lui permet de rendre son profil visible ou pas pour certains environnements, employeurs ou personnes."

En outre, il y aussi les sites employeurs (et plus particulièrement la partie "RH" ou "recrutement"), les candidatures spontanées (sur base d’un article lu sur une entreprise ou de la réputation de cette dernière), le réseau personnel (à commencer par les sociétés dans lesquelles on a peut-être fait des stages) et, bien entendu, les cabinets de recrutement (qui sont aussi joignables en ligne). "Ces derniers prendront le temps de bien évaluer le parcours et les compétences du sollicitant pour évaluer la meilleure correspondance avec leur portefeuille de missions. Tous les candidats qui veulent prendre le temps de bien évaluer le marché, de bénéficier de conseils avisés dans leur recherche et d’avoir un choix suffisamment riche et ouvert ont intérêt à faire appel à des cabinets de recrutement reconnus pour la qualité de leurs services."

Iris Houtaar, de Robert Half ajoute que les cabinets de recrutement sont là pour les personnes qui veulent que leur expertise soit vraiment valorisée. Et ils cherchent du monde. "On est actuellement dans un marché de candidats, complète Lorraine le Pomellec de Michael Page. Les chiffres et l’économie vont bien, la croissance a été importante en Belgique en 2018, le recrutement se porte bien mais on est quand même confronté à une problématique: nous devons majoritairement aller chercher les candidats."

De son côté Gilles Klass insiste sur l’importance du réseau. "Il ne faut pas sous-estimer le réseautage. Or c’est ce que font encore de trop nombreux jeunes ainsi que les Belges qui vivent et travaillent à l’étranger. Il faut entretenir des relations! Un recrutement, ça se prépare plusieurs mois à l’avance."

Dans cette optique, cet expert en ressources humaines précise que cela ne veut pas dire qu’il faut – par exemple – accepter n’importe quelle invitation sur LinkedIn (voir par ailleurs). "Acceptez que les relations qui vous seront utiles ou pour qui vous pourriez être un jour utile."

3. LinkedIn

Les experts sont unanimes: LinkedIn est un réseau indispensable car c’est une plateforme qui est systématiquement consultée par les recruteurs et qui, selon les cabinets de recrutement, est même l’une des premières sources de recrutement, notamment chez Michael Page. "Il faut donc absolument y être et surtout soigner son profil, conseille Gilles Klass. Mais surtout il faut s’assurer de la cohérence absolue entre votre CV et votre profil LinkedIn." Ce point a également été souligné par d’autres experts. "La concordance entre les deux permet en effet d’inspirer la confiance", précise Nathalie Mazy.

"Assurez-vous d’avoir une cohérence absolue entre votre CV et votre profil LinkedIn. Cela permet d’inspirer la confiance au recruteur."

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Iris Houtaar insiste: "LinkedIn est parfois le chemin le plus court vers le job de vos rêves. Mais un profil bâclé peut aussi être aussi la raison pour laquelle votre candidature atterrit directement dans la corbeille."

Se contenter de créer une page sur ce réseau et y mentionner quelques expériences professionnelles ne suffit pas pour décrocher un emploi, ajoute-t-elle. Lisez donc dans l’encadré ci-dessous quelques conseils pour optimiser votre profil.

Alors bien sûr, si LinkedIn augmente considérablement votre visibilité ainsi que les chances d’être contacté et peut-être embauché par les bons recruteurs, "il n’est pas une fin en soi car le processus de sélection doit encore se dérouler (voir point 5)", nuance Philippe Meysman

LinkedIn

Optimisez votre profil

Voici quelques conseils d’Iris Houtaar, de Robert Half.

  • Adressez-vous au recruteur idéal en adaptant votre profil en fonction de ce public. Son contenu doit pouvoir le convaincre que vous êtes le candidat idéal.
  • Utilisez des mots-clés ciblés et pertinents pour le nom de votre fonction, vos compétences et votre résumé.
  • Mettez l’accent sur vos réalisations dans le chapitre "Expériences professionnelles". N’indiquez pas seulement quelles étaient vos responsabilités et vos tâches.
  • Trouvez un bon titre. C’est crucial pour vous démarquer et attirer l’attention. Dites qui vous êtes et pourquoi vous seriez un atout pour un employeur.
  • Demandez des recommandations à des (ex-)collègues. Vous étoffez ainsi votre profil, et étayez vos compétences. Lorsque d’autres personnes montrent qu’elles vous estiment, cela renforce votre crédibilité auprès des employeurs potentiels.
  • Créez une URL personnalisée, il est plus facile de faire connaître votre profil si vous adaptez l’adresse web. Idéalement: linkedin.com/votrenom. N’hésitez pas à partager ce lien dans votre CV pour qu’on puisse vous trouver facilement.

4. Rédaction du CV

Comme expliqué dans le point précédent, être présent sur LinkedIn n’est pas une raison valable pour passer l’étape de la rédaction d’un CV. "Aujourd’hui 10% des candidats ne nous envoient plus de CV et se contentent de nous envoyer un lien vers leur profil LinkedIn, explique Gilles Klass. Ce n’est pas une mauvaise démarche mais elle n’est pas suffisante: il faut encore et toujours envoyer son CV aux recruteurs."

Sur le fond, la rédaction d’un CV n’a pas changé: il doit toujours contenir les expériences, les réalisations, les diplômes obtenus, les langues parlées et les "soft skills" (c’est-à-dire les compétences dont nous disposons et qui n’ont pas été apprises lors d’une formation en particulier). Autrement dit, "ce sont les atouts d’une personne, l’expression de ses passions et de ses loisirs", déclare Nathalie Mazy. "Cela indique au recruteur qui on est, au-delà de nos expériences professionnelles. C’est un atout supplémentaire car si le recruteur est face à deux CV à compétences et expériences similaires, ce sont les soft skills qui lui permettront de trancher."

"Le contenu du CV doit à chaque fois être adapté aux exigences de la fonction visée, conseille par ailleurs Iris Houtaar. Dans un bon CV, il ne suffit pas d’énumérer les fonctions que vous avez occupées et les responsabilités qui s’y rattachaient. Il est aussi crucial de souligner l’efficacité avec laquelle vous avez accompli toutes ces tâches à travers des résultats tangiblesRéalisations et responsabilités sont des notions différentes. Une réalisation ou prestation sert à expliquer de quelle manière vous avez apporté une plus-value à l’entreprise."

En revanche, sur la forme, le CV doit être à l’image de la société actuelle, à savoir un monde qui va très vite. "Il doit donc être pertinent et venir directement au fait, explique Lorraine le Pomellec. À ce titre, il doit tenir en deux pages maximum." Mais au besoin pour les cadres avec une large expérience, "une version détaillée sera également mise à disposition", nuance Philippe Meysman.

Gilles Klass ajoute que le CV doit être désormais plus visuel, plus court et plus attractif (par exemple en intégrant les logos des entreprises) si le candidat veut garder l’attention du recruteur. Comme le dit l’adage: "less is more".

Mais surtout, il doit être digital! Ce qui permet en plus d’ajouter des liens vers les sociétés pour lesquelles le candidat a déjà travaillé, afin de faciliter la tâche du recruteur.

Enfin, "attention à la lettre de motivation, insiste Gilles Klass. Il ne faut surtout pas qu’elle passe à la trappe et c’est ce qui risque d’arriver si vous envoyer deux pièces jointes au recruteur. Il ne prendra alors pas la peine d’ouvrir la seconde pièce jointe et donc de lire votre lettre. Vous avez dès lors tout intérêt à l’intégrer dans le même fichier PDF que votre CV et surtout en première position. De cette façon, le recruteur ne pourra pas la zapper."

5. Cabinet de recrutement

Lors d’un rendez-vous avec un recruteur, répondez avec pertinence et concision aux questions posées, et surtout montrez-vous tel que vous êtes au quotidien, selon les conseils de Philippe Meysman. "Vouloir tromper le recruteur reviendrait à se mentir à soi-même en donnant l’image de quelqu’un que vous n’êtes pas, avec tous les risques d’erreurs de casting qui y sont liés et dont personne ne sort jamais gagnant."

Le maître-mot, c’est "la transparence", ajoute Lorraine le Pomellec.

Gardez aussi à l’esprit que le but de cet entretien, c’est de mieux vous connaître. "Tant les motifs qui vous poussent à vouloir changer de job que vos attentes", précise Iris Houtaar.

Si vous ressentez le besoin de vous préparer, la grosse majorité des cabinets de recrutement ont publié sur leur site des vidéos et des conseils au sujet des entretiens. "Ceci dit, la meilleure des préparations, c’est le feedback", estime Nathalie Mazy. "Demandez à vos meilleurs amis et ennemis professionnels leur appréciation de votre fonctionnement. Cette démarche aide à élargir la conscience du soi en positif ou en négatif, en qualités ou en défauts. Le recruteur appréciera toujours d’avoir en face de lui quelqu’un qui se connaît, même un peu."

Enfin, soyez toujours prêt à répondre à cette question "de quelle réalisation êtes-vous le plus fier" et soyez aussi bien documenté à l’avance sur l’entreprise pour laquelle vous postulez afin de connaître entre autres ses résultats financiers mais aussi ses projets, conclut Philippe Meysman.

 



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