Il faut trouver et déminer les situations qui provoquent ces débordements d'émotion
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Jeune responsable formation dans une filiale d'un groupe de distribution, j'ai été embauché il y a six mois. Tout irait
pour le mieux si je n'avais un patron colérique. Dès la première rencontre, j'ai compris qu'il était soupe au lait. Impression
confirmée lorsque je l'ai vu, par deux fois, sermonner un collègue. J'aimerais savoir comment réagir si une telle chose m'arrivait.
D'autant qu'il y a une grosse pression sur le service avec la remise à plat complète du plan de formation.
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Votre patron est peut-être stressé. De là en en conclure qu'il est colérique? Avant d'aboutir à ce jugement, demandez-vous si vous
ne commettez pas une erreur d'attribution, qui consiste à cerner la personnalité d'un individu sur la base de comportements ? colère
ou joie ? extraits de leur contexte.
Un professeur jugera, par exemple, une classe « agitée » parce que ses cours ont lieu le matin, tandis que son collègue, en début
d'après-midi, l'estimera « endormie ». Analyses hâtives qui débouchent immanquablement sur une erreur de jugement. Deux questions
doivent réellement trouver une réponse : quelles sont les circonstances exactes qui ont poussé votre patron à s'emporter ?
Pourraient-elles être évitées à l'avenir ?
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J'ai commis deux erreurs. Quelques semaines après l'arrivée de mon collaborateur, j'ai craqué par deux fois devant un de
ses collègues qui m'en faisait voir de toutes les couleurs depuis des mois. Ce qui ne m'arrive jamais ! Je l'ai tancé rudement.
Chaque fois, le responsable de la formation était là. Depuis, il me regarde d'un ?il que je n'aime pas. J'ai envie de le secouer
pour lui dire qu'il se trompe sur mon compte.
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D'abord, il n'est jamais bon de se mettre en colère. L'emportement est la démonstration que l'on vous a manqué de respect, et
qu'en retour vous vous octroyez le droit de manquer de respect à autrui. Cette attitude est incompatible avec les exigences de
sociabilité de la vie de bureau. L'autre piège de la colère est encore plus insidieux : c'est une attitude à laquelle, de crise
en crise, on s'abandonne de plus en plus facilement. Prenez garde à ce cercle vicieux ! Vous avouez lucidement avoir commis deux
erreurs. Le mieux est de travailler sur ces colères. Par quoi ont-elles été réellement provoquées ? Pourquoi ces faits ont-ils
suscité de tels emportements ? Des questions auxquelles un coach vous aiderait à répondre.
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